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Bayern Munich - Eintracht Francfort (Bundesliga) / Deux nuls et quelques contrariétés : le Bayern doit-il s'inquiéter ?
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Publié 27/01/2023 à 23:16 GMT+1
BUNDESLIGA – C'est une reprise mitigée pour le Bayern Munich. Après deux nuls, face à Leipzig et Cologne, il reste à la recherche de sa première victoire en 2023 au moment d'affronter l'Eintracht Francfort samedi (18h30), pour le choc de la 18e journée. Les Bavarois ont-ils du souci à se faire à moins de trois semaines du rendez-vous avec le PSG en Ligue des champions ? Eléments de réponse.
Dayot Upamecano, Benjamin Pavard et Matthijs de Ligt, déçus après le nul du Bayern contre Cologne
Crédit: Getty Images
Il a fallu un parpaing de Joshua Kimmich pour éviter le pire. Le but égalisateur de son milieu de terrain à quelques instants du coup de sifflet final a sauvé le Bayern Munich d'une surprenante défaite mardi face à Cologne, à l'Allianz-Arena (1-1). De quoi soulager le géant bavarois à défaut de vraiment le satisfaire. Avec un deuxième nul consécutif, après celui enregistré sur le terrain du RB Leipzig, l'équipe de Julian Nagelsmann n'a pas dégagé sa souveraineté habituelle pour démarrer la nouvelle année.
C'est une première pour le FCB cette saison. Toutes compétitions confondues, il n'avait jamais enchaîné deux matches sans s'imposer. Il y avait bien eu cette série de quatre rencontres sans succès en Bundesliga sur la fin de l'été, mais entrecoupée par des victoires en Coupe d'Allemagne (0-5), contre le Viktoria Cologne, et en Ligue des champions, dans les chocs face à l'Inter (0-2) et au Barça (2-0). C'est difficile de parler de mauvaise passe après seulement deux matches depuis la reprise. Mais la grosse échéance du 8e de finale aller de la Ligue des champions face au PSG, le 14 février, arrive trop vite pour que ce retard au rallumage passe totalement inaperçu.
Le Bayern sait surmonter les périodes creuses
L'heure n'est pas encore à s'alarmer en Bavière. Le Bayern s'est bâti des certitudes suffisamment solides pour ne pas vaciller au premier coup de vent. "Il n'y a pas de soucis à Munich pour le moment, témoigne Dennis Melzer, journaliste pour la rédaction allemande d'Eurosport. Cette saison, le Bayern avait déjà connu des périodes un peu plus creuses, il les a surmontées de manière impressionnante. Et traditionnellement, elles n'avaient jamais duré bien longtemps les saisons précédentes. En réalité, seule la première mi-temps face à Cologne a été complètement décevante. Le nul à Leipzig était correct, après tout le RB actuellement l'une des meilleures équipes du pays."
Tout n'est pas rose malgré tout, au-delà des résultats de ces débuts d'année. A l'instar des autres grands clubs européens, le Bayern a subi quelques tracas après la Coupe du monde. Physiques, avec les blessures de Manuel Neuer, Lucas Hernandez et Noussair Mazraoui, alors que Sadio Mané vient à peine de reprendre l'entraînement. Mais aussi moraux. "Les nombreux internationaux allemands sont revenus du Mondial déçus, ainsi que les joueurs français qui ont dû faire face à la désillusion de perdre la finale", rappelle ainsi Dennis Melzer.
Fashion Week et psychodrame
Et comme souvent avec le Bayern, les petites contrariétés ne s'arrêtent pas au terrain. La virée de Serge Gnabry à Paris pour assister à la Fashion Week, juste après le nul contre Cologne, a fait couler un peu d'encre et grincer quelques dents. "C'est de l'amateurisme, a fulminé Hasan Salihamidzic, le directeur sportif du club bavarois. C'est exactement ce que je n'aime pas. Courir quelque part quand vous avez un jour de congé, ce n'est pas ce qu'on veut au Bayern." Et puis, les médias allemands n'ont pas manqué de faire leurs gros titres sur le psychodrame Toni Tapalovic.
L'entraîneur des gardiens du FCB, en poste depuis 2011, a été licencié après avoir été accusé de faire "fuiter" certaines informations confidentielles du staff au sein du vestiaire bavarois, selon Bild. La direction du Bayern a pris une décision radicale qui annonce une petite révolution dans le secteur des gardiens à Munich. "Tapalovic est un très bon ami de Manuel Neuer, il était même son témoin de mariage, explique Dennis Melzer. Le fait que Tapalovic ait dû partir est interprété par les médias comme un affaiblissement de Neuer." Dont la grave blessure, contractée durant ses vacances au ski, a mis dans l'embarras le club allemand, contraint de recruter Yann Sommer en urgence.
Trois matches cruciaux avant Paris
Rien de bien neuf ici. Le Bayern a toujours son côté Hollywood, et cela ne l'a jamais empêché de collectionner les titres sur le terrain. Où certains joueurs semblent un peu rouillés à l'image de leur équipe. Notamment Gnabry, remplacé dès la pause face à Cologne, mais aussi la pépite Jamal Musiala, discret depuis la reprise. "Il n'a que 19 ans, souligne Dennis Melzer. Il faut lui permettre d'avoir de mauvais matches. C'est ce qu'ils font au Bayern. Tout le monde connaît son énorme potentiel. De telles choses peuvent arriver après une longue trêve hivernale avec une Coupe du monde décevante."
Le Bayern ne s'en inquiète pas outre mesure. Pas plus que de ce début d'année au ralenti à l'approche du rendez-vous avec le PSG. "L'accent n'est pas mis sur le duel avec Mbappé, Messi and Co, mais bien plus sur la victoire des trois prochains matches, estime Dennis Melzer. Il y a des adversaires assez redoutables. L'Eintracht Francfort arrive ce week-end, le Bayern doit affronter Mayence en Coupe d'Allemagne pendant la semaine et Wolfsburg, qui a remporté six matchs de suite, attend ensuite. Après le match de Wolfsburg, je pense que nous saurons à quel point le Bayern est préparé pour le PSG." Qui, lui non plus, n'affiche pas la plus grande souveraineté dernièrement.
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Thomas Müller perplexe lors du match entre le Bayern Munich et le FC Cologne
Crédit: Getty Images
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